
"Le mot permaculture a été proposé pour la première fois dans les années soixante-dix par deux Australiens, David Holmgren et Bill Mollison, pour désigner une nouvelle approche pour concevoir les systèmes agraires et sociaux, et qu'ils envisageaient comme une réponse aux graves défis qui pouvaient, selon eux et bien d'autres à travers le monde, mettre en péril notre survie à tous.
Initialement assemblé pour désigner des formes d'"agriculture permanente", le mot permaculture s'est par la suite appliqué à bien d'autres domaines. Ainsi, au-delà de la recherche de stratégies permettant de mettre en place des système agraires soutenables, la permaculture est devenue un mouvement mondial qui s'intéresse à tous les aspects de notre existence harmonieuse comme humains sur une Terre aux ressources limitées.
"On peut voir la permaculture comme une approche de conception qui incite à considérer la façon dont les éléments d'un système sont disposés les uns relativement aux autres pour maximiser leur efficacité et engendrer un tout qui soit soutenable, productif et autonome."
(© Graham Burnett, Permaculture: A Beginner's Guide - trad. arpentnourricier.org)
Nous ne nous voyons pas comme des experts en la matière, c'est pourquoi nous sommes toujours en train d'apprendre. Et s'il y a de nombreux élements qui sont déjà bien en place, nous travaillons sans cesse à en introduire de nouveaux.
Ce que nous avons déjà mis en place :
• la collecte des eaux de pluie
• l'autosuffisance en énergie de chauffage
• des toilettes à compostage dans la maison
• la phytoépuration des eaux grises
• un bassin naturel
• un potager sur buttes et dans une serre-tunnel
• le compostage à chaud et à froid, purins d'ortie et de consoude
• l'autonomie en viande et en oeufs
• un peu d'apiculture (pour l'instant, une seule ruche)
• la culture de pleurotes en forme d'huître dans notre bois
• des échanges de services pour encourager l'entraide locale
• une délicieuse pelouse de camomille dans le jardinet du gîte, qui n'a pas besoin d'être tondue, qui reste verte en été et embaume tout au long de l'année.
• la limitation des achats en insistant sur la production domestique et l'autosuffisance: conserves, bocaux, jus de pomme pasteurisé...
Ce qui est en cours :
• Un jardin-forêt : c'est un jardin comestible à plusieurs étages inspiré d'un écosystème forestier. Nous avons presque terminé les plantations en ce qui concerne l'étage supérieur (celui des arbres). Resteront les arbustes et l'étage herbacé.
• Des plantations dédiées pour assurer l'autonomie alimentaire de notre basse-cour.
• Un hébergement permanent pour nos canards, avec utilisation des eaux souillées de leur bassin pour fertiliser le potager.
• La construction traditionnelle et écologique : conversion de notre grange en un second gîte avec des techniques traditionnelles, des bois de récupération et autres matériaux écologiques, en maximisant l'isolation thermique.
Pour en savoir davantage, vous pouvez suivre notre blog (essentiellement en anglais mais il y a quelques articles en français), ou bien celui de notre ami Kristen (www.arpentnourricier.org - en français). Il y a de plus en plus de ressources francophones sur internet concernant la permaculture ou l'agroécologie - nous vous avons mis quelques liens ci-dessous. En version papier, il n'y a pour l'instant pas de magazine équivalent de l'excellent Permaculture Magazine, mais la revue Les Quatre Saisons du Jardin Bio est ce qui s'en rapproche le plus. D'ailleurs nous y avons récemment publié quelques articles.
• brin de paille (http://asso.permaculture.fr/) • ressources-permaculture (https://sites.google.com/site/traductioneditionpermaculture/)